Le lit clos

HISTOIRE DU LIT CLOS

GWELE KLOZ (Lit clos en breton) 

En Bretagne,  essentiellement, le lit-clos était un meuble qui cumulait les fonctions de lit, d'armoire, de coffre et de banc. C'était le mobilier principal de la demeure ou de la ferme.   374153.jpg

Le lit-clos étant fermé de tous côtés de panneaux de bois, on y pénètre en écartant des rideaux, en ouvrant une porte sur charnière ou en faisant coulisser une ou deux portes sur glissières. Le lit est placé en hauteur pour éviter l'humidité due à un sol de terre battue, un banc-coffre de même longueur sert donc de marchepied ainsi que de banc à lingerie le reste du temps. 

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Le lit-clos est un meuble traditionnel de la Bretagne, et l'est resté plus longtemps qu'ailleurs en Basse-Bretagne. Dans des logements habituellement constitués d'une seule pièce, abritant toute la maisonnée, le lit-clos permettait un peu d'intimité et conservait la chaleur de ses occupants l'hiver . Il pouvait être à deux niveaux; dans ce cas, les jeunes dormaient à l'étage.

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C'était le meuble principal des maisons rurales bretonnes jusqu'au 20ème siècle. Souvent sculpté et orné, il était une fierté pour ses propriétaires.

Ils mesuraient entre 1,60 et 1,70 m ; dimension suffisante pour les Bretons qui étaient assez petits et aussi parce qu'ils « couchaient presque assis, adossés à trois ou quatre oreillers. »

DoubleLitClos_002.jpgNe correspondant plus à la norme ni à la mode, les lits-clos ont été progressivement abandonnés aux 19ème et 20ème siècles. De beaux exemplaires de ces meubles ont été placés dans les musées de Lampaul-Guimiliau, Nantes, Quimper, Rennes, St-Brieuc, etc., pendant que la plupart se voyaient plus ou moins reconvertis en bibliothèque, vaisselierou en meuble-télé. Beaucoup ont suivi l'émigration bretonne un peu partout en Europe, ou ont été emportés chez eux par des touristes.

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Les paysans bretons dans leurs fermes n'avaient le plus souvent qu'une seule grande pièce où étaient disposés les lits clos en enfilade contre les murs latéraux ou contre celui du fond à l'opposé de la cheminée (Trustel : front des armoires). 

Des décorations et des ornements étaient principalement réservés aux panneaux coulissants du lit. Les principaux ornements étaient des rosaces en roues de charrettes (fuseaux de bois) principalement en Cornouaille, et des têtes de clous de cuivre disposés sur les bords des panneaux (vus fréquemment en pays bigouden) et parfois même de la marqueterie chez les gens les plus aisés. 1548161410-copie-1.jpg

Les clous dorés ou cuivrés pouvaient même former des inscriptions comme les noms et la date du mariage des époux. 

Devant le lit, se trouve le banc-tossel qui sert à la fois de marche-pied pour grimper dans le lit (parfois à plusieurs étages), mais aussi de coffre et de siège. 

 

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LA LEGENDE

Les lits clos ont été conçus pour se protéger des loups... Autrefois dans les villages et les fermes, on dit que ces bêtes pénétraient dans les maisons, s'emparaient des nourrissons endormis dans leur berceau auprès du feu et les emportaient. C'est pourquoi les paysans et les fermiers, pour la sauvegarde de leurs petits enfants, les enfermaient dans les lits clos et barraient la porte avant d'aller aux champs. C'est aussi une protection contre les porcs qui fourrent partout leur groin indistinctement, et les poules rapaces qui entrent et sortent sans arrêt des chaumières et ne regardent pas à deux fois ce qu'elles déchirent ou crèvent: un cil, une oreille, un petit pied, une petite main

 

 

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